Manteau « Sherlock » ~ Episode 4

Bonjour,

Repartons pour nos folles aventures sur le manteau qui n’était jamais terminé.

J’en étais restée au moment de l’assemblage du col. Et c’est là que j’ai rencontré un gros problème: à l’essayage de vérification, ce col n’allait pas du tout… Mais pas du tout, du tout! Me voilà donc obligée de repartir en arrière. J’ai dû dépiquer le col, en recouper un nouveau, le re-picoter et le remonter sur le manteau.

Donc en fait, cette semaine, je n’ai pas beaucoup avancé sur ce projet.

Entre temps, j’ai quand même pu monter les manches sur le manteau, et poser les cigarettes et épaulettes.

Les cigarettes sont de petits morceaux de tissu, ici en feutrine, et sont cousues sur les valeurs coutures. Elles permettent de soutenir la tête de manche (la partie haute, cousue à l’emmanchure) pour donner un très joli tombé dans la continuité des épaules. J’avais acheté celles-ci il y a quelques temps pour ce manteau, mais les trouvant un peu fine, j’ai préféré les poser par deux pour bien soutenir le poids du lainage et de la toile tailleur.

Les épaulettes, bien qu’on ait tendance à les imaginer façon années 80 donc démesurées, sont en fait essentielles! Elles viennent donner un bel et doux arrondi à l’épaule, et permettent de porter le poids du manteau sans déformer la couture et le tissu à cet endroit. Je les ai posées à la main, avec le fameux point de chausson, qui sert vraiment à tout!

Malgré le retard pris à cause du maudit col raté, j’ai pu avancer sur d’autres petites choses, notamment la martingale qui va venir maintenir le grand pli du dos fermé jusqu’à la taille. Ce fut presque récréatif à faire en comparaison du reste: il s’agit d’une simple petite bande de tissu, doublée, sur laquelle viennent se poser deux jolis boutons. Elle vient sobrement habiller le dos du manteau mais créée un petit relief qui met en valeur les plis.

La prochaine fois, on verra les revers de manche, la pose de la doublure, et si tout va bien, l’ourlet! Et oui, la fin du projet n’est plus très loin!

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Manteau « Sherlock » ~ Episode 3

Avançons cette palpitante histoire du manteau « Sherlock »!

J’arrive enfin au moment où j’ai l’impression d’avancer dans ce projet: l’assemblage! Cette étape est quelque part la plus rapide, mais c’est quand même elle qui donne la sensation du travail accompli: le manteau prend vraiment forme à ce moment-là, et on commence à avoir une bonne idée du rendu final.

L’assemblage général réalisé, j’ai pu retourner aux points main. J’ai d’abord ouvert mes coutures au fer à repasser, pour bien les aplatir. Et puis je les ai chaussonnées en place. Cette étape permet de plaquer les valeurs couture pour qu’elles ne viennent pas faire de faux plis sur la doublure.

En parallèle, j’ai aussi assemblé ma doublure. L’avantage sur la doublure, c’est que ça va beaucoup plus vite. Pas de point de chausson à faire pour maintenir les coutures: le tissu est plus fin, donc tient mieux en place avec un simple repassage.

Après ça, je me suis attaquée au col. Là aussi, c’était une partie du travail qui me rebutait un peu. Je savais que ce serait long à faire, et faisant peu de tailleur, j’ai rarement eu l’occasion de m’exercer sur ce type de travail. J’ai donc voulu passer cette étape rapidement.

Comme pour le reste du manteau, j’ai coupé mes tissus : deux épaisseurs de lainage et une épaisseur de toile tailleur. Normalement, on met du feutre de laine, mais n’en n’ayant pas sous la main, j’ai utilisé le lainage, et ça fonctionne tout aussi bien! J’ai posé ma toile tailleur sur une épaisseur de lainage, et au lieu de chaussonner, j’ai travaillé le col comme les revers, au point de picot pour donner du rond.

La nuance par rapport aux revers, c’est qu’il y a plusieurs sens à suivre. Le col est divisé en quatre, de manière symétrique par rapport à l’axe milieu dos. Chaque partie va donc dans un sens. C’est essentiel pour un joli col!

Me voilà donc me piquant de nouveau le doigt pour préparer mon joli col.

Une fois que la préparation était faite, j’ai pu coudre la deuxième épaisseur de lainage pour retourner le col, puis l’assembler au manteau.

Et nous verrons la suite lors de l’épisode 4!

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Manteau « Sherlock » ~ Episode 2

Reprenons le récit de l’aventure du manteau Sherlock. Je m’étais arrêtée à la pose de la triplure en toile tailleur au point de chausson.

L’étape suivante se fait également au point de chausson, et est assez longue. J’ai posé des droit-fils (ruban peu large et très solide, tissé en droit-fil (sens du tissu) d’où il tire son nom). Ces rubans permettent de stabiliser les futures coutures et éviter les déformations du tissu, qui viendraient changer le tombé du vêtement porté. Ils permettent ainsi au manteau d’avoir une espérance de vie plus longue.

Après ces premières étapes de préparation, j’ai enfin pu attaquer la couture à proprement parler. Je vous avais parlé dans la rapide description du manteau des poches à rabat. Il était l’heure de s’y attaquer!
Les poches passepoilées, ça a toujours été ma faiblesse. L’idée de devoir en faire me rebutait un peu, bien que j’adore leur rendu. J’avais donc envie de les faire rapidement, pour m’en débarrasser.
Après plusieurs lectures et essais, je me suis lancée sur le manteau lui-même, et je ne suis finalement pas mécontente du résultat.

C’est le moment où je remercie plus que chaleureusement mes deux soutiens psychologiques du moment: Claire (de Pourpre) et Sarah (de The Rose’s Thimble). Grâce à leur aide et conseils, j’ai pu réussir ces poches! Merci, merci, merci!

Les poches réalisées, j’ai pu reprendre le processus de préparation. Et oui, l’assemblage, c’est pour plus tard! Ces parties-là du travail paraissent longues et inutiles, et c’est pourtant l’essentiel sur ce type de vêtement. La construction interne est vraiment importante: elle permet au vêtement d’avoir le tombé parfait sur le corps et assurer sa durabilité.

Je me suis donc attelée aux revers. L’idée ici est faire des points main qui vont lier pour de bon la toile tailleur et le lainage, tout en leur « donnant du rond ». Le concept même de revers indique que le tissu est retourné. Et c’est là la clé de cette expression: on veut que ce retour tombe comme il faut, et que les tissus se pose parfaitement l’un sur l’autre sans tirer. Le point de picot permet de donner ce mouvement aux tissus, pour des revers parfaits.

Le gros inconvénient du point de picot, c’est qu’il faut se piquer le doigt pour être sûr de ne pas faire un trop gros point visible à l’extérieur. Mais le rendu vaut toute ces petites piqûres!

Je vais prendre l’excuse du point de picot pour dire que j’ai mal aux doigts, et qu’on verra ce qui se passe ensuite lors de l’épisode 3!

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Manteau « Sherlock » ~ Episode 1

Il y a quelques temps déjà (pour ne pas dire plusieurs années), j’ai commencé un joli manteau pour Mr Chas.

Tout commence par l’inspiration. Nous avions craqué sur le manteau de Sherlock, dans la série éponyme: un grand manteau, avec un joli pli creux au dos maintenu par une martingale, des poches à rabats,… Avec deux ou trois détails modifiés pour des questions de goûts et morphologie, nous voilà lancés dans une grande (et longue) aventure!

J’ai tracé le patron avec ma bible en ce qui concerne le tailleur homme: le fameux Ladevèze-Darroux.
La tasse de café était tout à fait nécessaire pour la compréhension et éviter le mal de tête!

Le patron tracé, j’ai coupé ma toile pour un premier essayage. Bon, pas de chance, je n’ai aucune photo des essayages. Il y en a eu plusieurs, à peu près 6 ou 7 simplement pour la toile. Mon côté perfectionniste a un peu pris le dessus je crois…!

La toile, avec toutes les retouches marquées et fixées, a été coupée pour la réutiliser comme un patron. J’ai donc pu couper mes différentes épaisseurs de textile: le lainage pour l’extérieur, la toile tailleur pour soutenir le lainage et enfin la doublure.

J’ai marqué les crans et autres points essentiels (lignes des poches, milieu devant,…) avec la roulette et le papier carbone.

Le lainage et la doublure et ont été coupés normalement, mais la toile tailleur elle, a été coupé sans valeur couture.

L’étape suivante fut de fixer la toile tailleur sur le lainage grâce à un point de chausson. L’avantage de cette technique, c’est que la toile tailleur n’est pas prise dans les coutures, et fait donc sa vie à part, sans tirailler le tissu extérieur tout en soutenant comme il faut.

La suite, ce sera au prochain épisode!

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Bienvenue

Bienvenue sur le blog de L’Aiguillée Sauvage.

Tout d’abord, commençons par une rapide présentation. Passionnée de couture depuis plusieurs années, et formée pour être costumière (DMA de costumier-réalisateur), je viens de fermer mon entreprise dédiée à la corseterie et à la création sur-mesure. Mais, pour ne pas perdre la main, j’ai décidé d’ouvrir ce blog pour continuer la couture. Cette fois, je vais en profiter à fond pour faire des choses pour moi, ce que je n’avais jamais le temps de faire.

Je vous souhaite une bonne lecture sur ce blog (sans prétention), en espérant vous intéresser et éventuellement vous apprendre quelques astuces.

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